projet smart city

Développer un projet de smart city est parfois un long chemin de croix où se croisent de multiples acteurs qui ne travaillent pas toujours très bien ensemble. Élus locaux, citoyens, associations, entreprises privées, organisations publiques, architectes, consultants… chacun dispose de son propre agenda, avec ses contraintes et ses besoins. Une smart city est un projet d’urbanisme intelligent, responsable, connecté, social, inclusif et créatif. Pour cultiver cet état d’esprit au sein de votre projet, nous avons identifié 4 conseils afin de mobiliser l’ensemble des compétences et des solutions pour un projet efficient.

Identifier les compétences clés

Par sa nature même, une smart city est protéiforme et nécessite l’implication d’un grand nombre de compétences. Entre les spécialistes de l’urbanisme, les professionnels du digital, les experts des politiques publiques et les professionnels du management des projets et de l’accompagnement au changement, le spectre est large ! Et c’est d’ailleurs la première chose à faire : identifier les compétences clés nécessaires au bon fonctionnement du projet.

C’est aussi l’occasion d’enrichir cette démarche par les ajustements nécessaires. Formation interne et externe, recrutement, participation d’experts externes et de consultants… il existe de multiples façons de combiner les forces en présence pour faciliter les montées en compétences et créer son équipe type. Cette analyse doit d’ailleurs s’articuler sur les compétences et non sur les personnes ou sur le désir de représentativité des acteurs publics ou des entreprises privées. C’est une fois que toutes les compétences sont au complet, que la mobilisation peut commencer.

Créer une gouvernance stable

S’il est mobilisateur, le projet de smart city n’en demeure pas moins un périlleux exercice d’équilibrisme. Au centre du débat : la gouvernance du projet. En effet, les collectivités locales, les associations, les entreprises et les experts indépendants n’ont généralement pas l’habitude de travailler ensemble dans une démarche transversale et pluridisciplinaire. Or, une smart city, c’est l’exemple parfait d’un projet qui nécessite de déconstruire les silos préétablis pour travailler le plus horizontalement possible. Afin d’éviter la démobilisation des acteurs du projet, la gouvernance doit être composée d’experts aguerris.

C’est à dire des managers qui connaissent les enjeux et les défis des autres membres du comité et qui disposent de toutes les soft-skills pour travailler de manière efficace. Si possible, cette gouvernance doit d’ailleurs être décorrélée de la pression politique liée aux échéances électorales. Ce partenariat public privé (PPP) apporte ainsi l’expertise recherchée tout en profitant des compétences et de la connaissance du terrain des collectivités territoriales.

Anticiper la gestion des données

Au cœur de la smart city : la connectivité, la collecte et le traitement des données. En effet, le développement des objets connectés va accroître la quantité de données qui seront utilisées et stockées. Pour les valoriser, il est donc nécessaire d’intégrer cette dimension dans la gestion du projet.

Une démarche qui est technique et fonctionnelle, mais qui est aussi régie par des problématiques juridiques et sécuritaires (notamment le RGPD) et éthiques (quelle entité privée pourrait exploiter ces données et pour quelles raisons ?). Bien anticiper la gestion de données est donc une question cruciale dans un projet de smart city. Une question qui doit être examinée par tous les prismes de vues des organisations impliquées.

Développer le BIM et l’ingénierie concourante

Le BIM, pour “Building Information Modeling”, constitue une bonne pratique pour travailler de façon plus efficace et mobiliser l’ensemble des compétences et des solutions autour d’un projet de smart city. Il s’agit d’un courant de pensée et d’une approche de travail permettant de structurer, gérer, visualiser et partager l’information avec toutes les parties prenantes. Avec une approche classique, chaque équipe doit réviser, comprendre et analyser ce qui a été fait par l’équipe précédente.

En supprimant ces barrières, le BIM offre plus de transparence et améliore la collaboration. Toutes les équipes travaillent à partir des mêmes standards et la gestion concourante des projets est facilitée et accélérée. Avec le BIM, une ville, un quartier, une rue ou un bâtiment n’est pas une entité seule, déconnectée du monde. Tout est interconnecté avec les autres infrastructures, réseaux et flux. Si un changement est nécessaire sur un bâtiment, l’impact est alors immédiatement calculé et mis à jour sur la maquette numérique du projet, mais également sur les éléments tiers comme les coûts, les matériaux et les délais.

Projet long-termiste, le développement d’une smart city peut être un catalyseur d’énergie et d’innovation s’il est bien géré. Un travail où les facteurs humains et techniques sont à considérer pour organiser et partager le séquençage des informations et mobiliser toutes les compétences dédiées à la réussite du projet.

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