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De la création de la radiologie à la découverte de la vaccination, on a parfois tendance à résumer les grands progrès médicaux et scientifiques aux découvertes majeures de la fin du 19e siècle et du début du 20e siècle.

Pourtant, grâce au développement des nouvelles technologies, les innovations scientifiques permettent aujourd’hui de vivre plus longtemps et en meilleure santé. Dans les laboratoires de recherche, les universités ou les groupes pharmaceutiques, la médecine et la science ne cessent de faire des progrès remarquables qui ont un impact direct sur le bien-être des patients et sur la recherche scientifique.

Retour sur cinq d’entre eux.

Les cellules souches

Depuis la fin des années 90, la médecine a considérablement progressé dans la recherche et l’utilisation de cellules souches à des fins thérapeutiques. Des démarches qui permettent de mettre en œuvre des projets de médecine régénérative pour reconstituer ou régénérer un tissu ou un organe altéré par une maladie ou suite à un accident.

Des cellules saines qui jouent également un rôle important dans les traitements utiles pour lutter plus facilement contre le diabète, certains cancers, la maladie de Crohn ou encore pour aider des patients en situation de paralysie, afin de remplacer des cellules dysfonctionnelles.

Un domaine sur de nouveaux champs de recherche et d’expérimentation pour les chercheurs et les médecins.

Les inhibiteurs de protéases

Derrière cette terminologie complexe et technique se cache le fruit de la recherche de ces trente dernières années. Mis sur le marché pour la première fois en 1995, les inhibiteurs de protéases sont des agents antirétroviraux qui sont aujourd’hui utilisés dans le cadre de la lutte contre le VIH.

Cette découverte a ouvert une nouvelle ère dans le traitement contre le SIDA, avec le développement des multithérapies d’antirétroviraux, qui sont aujourd’hui associées à une baisse importante de la mortalité de l’infection. Un pas en avant vers une hypothétique guérison de cette maladie si redoutée.

Le projet génome humain

Un travail de près de quinze ans achevé en 2004 visant à décoder toutes les informations génétiques présentes dans notre ADN : voici l’un des projets scientifiques les plus ambitieux de notre temps.

Une avancée qui permet d’améliorer la connaissance de notre génétique et de localiser les gènes responsables de l’apparition de certaines maladies génétiques.

Le projet génome humain a d’ailleurs ouvert la porte à d’autres approches scientifiques bien plus larges, puisque de nombreuses équipes internationales travaillent également au séquençage de génomes d’espèces virales, bactériennes, végétales ou animales.

Un premier antibiotique en 30 ans

Apparus dans les années 1940, les antibiotiques ont changé la vie de millions de patients dans le monde. Toutefois, depuis les années 60 et 70, ces nouvelles découvertes sont devenues plus rares et l’utilisation massive et inadaptée des antibiotiques a engendré une résistance croissante des bactéries. Un véritable enjeu de santé publique dans tous les pays du monde.

En 2014, une équipe de chercheurs allemands et américains a découvert un nouvel antibiotique, baptisée la teixobactine, qui pourrait bien changer la donne, puisqu’il agit spécifiquement sur les résistances bactériennes. Un traitement prometteur qui nécessite toutefois encore au moins 8 à 10 ans de recherche avant d’être disponible dans les pharmacies.

Le traitement extracorporel du cancer

Au début des années 2000, des chercheurs italiens ont réalisé une grande première en retirant du corps d’un patient son foie atteint d’un cancer, afin de le traiter, avant de le réimplanter. Grâce à cette extraction, l’organe malade a pu subir des doses importantes de radiation qui ont agi sur les cellules cancéreuses, sans endommager les autres organes.

Une avancée scientifique qui couronne plus de 15 ans de recherche et qui pourrait potentiellement ouvrir la voie vers de nouvelles méthodes de traitement auprès d’organes transplantables comme les reins ou le pancréas, par exemple, pour des traitements massifs et ciblés auprès des personnes gravement malades.

Ces grandes avancées sont le fruit de travaux de recherche qui s’étendent souvent sur plusieurs années – ou dizaine d’années. Des projets qui sont alignés sur les innovations technologiques qui pourront voir, demain ou après-demain, des robots chirurgiens nous opérer, des organes fabriqués sur mesure prêts à être greffés, des objets connectés capables de nous autodiagnostiquer ou des exosquelettes accompagner les personnes à mobilité réduite pour une vie quotidienne (presque) normale. Autant de futures avancées que l’on doit à la recherche médicale et scientifique et qui repoussent les limites de notre connaissance.

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