structures de santé hors du commun

Quand on pense à des structures de santé, on pense spontanément à des hôpitaux, des maisons de retraite ou des cabinets médicaux. Toutefois, il existe un écosystème bien plus riche avec des structures qui sortent de l’ordinaire et qui traitent des pathologies ou des personnes particulières. Toutes ces organisations recrutent d’ailleurs des professionnels de la santé pour des carrières qui ne seront pas tout à fait comme les autres. Voici 6 exemples de structures de santé hors du commun.

Les camps de réfugiés

Malgré tous les progrès réalisés depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale, nous vivons dans un monde où l’harmonie et la paix sont encore loin d’être des valeurs universelles. Que ce soit pour des questions de pouvoir, de religion, de ressources naturelles ou de dogmes politiques, les guerres et les affrontements mettent les populations civiles à rude épreuve. Les camps de réfugiés sont des structures qui sont généralement coordonnées par le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés et qui accueillent de nombreuses organisations humanitaires. Travailler pour un camp de réfugiés – que ce soit dans la santé, la logistique ou la gestion opérationnelle – nécessite des nerfs d’acier et une volonté indéfectible d’apporter sa contribution à des populations qui ont souvent tout perdu.

On trouve des camps dans de nombreux pays du monde, mais celui qui s’annonce comme le plus grand (800 000 places) est celui de Kutupalong au Bangladesh qui accueille les Rohyngias fuyant les persécutions en Birmanie. On peut aussi citer celui de Bidibidi en Ouganda (285 000 réfugiés), ouvert pour faire face à l’afflux massif de Sud-Soudanais fuyant la guerre civile, ou encore celui de Dadaab au Kenya, construit à partir de 1992 et qui accueille 240 000 réfugiés, dont une grande majorité de Somaliens fuyant aussi la guerre dans leur pays.

Les instituts médico-éducatifs (IME)

Ce sont des structures qui accueillent les enfants et les adolescents atteints de handicap mental et présentant une déficience intellectuelle liée à des troubles neuropsychiatriques. Ce sont des organisations à but non lucratif qui regroupent en réalité plusieurs catégories de structures selon le degré et le type de handicap pris en charge. Les IME fonctionnent alors en internat, en externat, en semi-internat ou en accueil temporaire.

Au sein des IME se côtoient de nombreux professionnels comme les aides médico-psychologiques, éducateurs spécialisés, assistants sociaux, psychomotriciens, orthophonistes, kinésithérapeutes, ergothérapeutes… le tout coordonné par un directeur d’établissement médico-social.

Les instituts médico-légal et médico-judiciaire

La médecine légale est la branche de la santé qui se caractérise par son intégration au sein du service judiciaire. L’institut médico-légal (IML) réalise des autopsies et des analyses médico-légales et médicales sur demande du Parquet. De son côté, l’unité médico-judiciaire assure une consultation pour les victimes et réalise les examens médicaux de personnes gardées à vue dans les commissariats de police.

Les IML sont impliquées pour les décès d’origine criminelle ou considérés comme suspects, les décès sur la voie publique, les suicides, les corps non identifiés ou par mesure d’hygiène publique. Ce sont des structures qui emploient des médecins légistes, directeurs et directeurs adjoints, psychologues, techniciens spécialisés et personnel administratif.

Les centres d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS)

Les CHRS interviennent pour aider les personnes en difficulté, en réinsertion sociale ou en situation d’exclusion. Ce sont des solutions d’hébergements temporaires apportées aux personnes isolées, aux familles rencontrant de graves difficultés, de logement, de réinsertion sociale, économiques, familiales ou de santé. Les CHRS accompagnent ces personnes à retrouver leur autonomie personnelle et leur autonomie sociale. Ce sont des structures de santé qui peuvent compter des solutions d’hébergement collectives et des parties privatives pour les personnes ou les familles.

Les prisons

Depuis la réforme de 1994, les soins en milieu pénitentiaire sont assurés par le service public hospitalier.
Cela nécessite la mise en place d’une organisation spécifique conciliant la dimension sanitaire et la mission de surveillance et de sécurité. Le rôle des professionnels et des soignants dans les prisons est de faire progresser la santé mentale et la prévention du suicide, maintenir la lutte contre les addictions, et renforcer la continuité et la permanence des soins.

Les unités pour malades difficiles (UMD)

Ce sont des services hospitaliers psychiatriques spécialisés dans le traitement des malades mentaux présentant un danger pour eux-mêmes ou pour autrui. Il existe 10 UMD en France qui s’occupent des malades qui ne peuvent pas, ou ne peuvent plus, être pris en charge dans les services de psychiatrie traditionnels. La prise en charge des patients se caractérise par des soins pluridisciplinaires, allant de la prise en charge individuelle à l’organisation d’activités sportives, en passant par des sessions d’ergothérapie, des sorties thérapeutiques, des activités de resocialisation, etc.

Travailler pour des structures de santé hors du commun est une formidable opportunité pour explorer de nouvelles options de carrières dans le domaine médico-social. Si chaque environnement a ses défis et ses opportunités, ce sont aussi des accélérateurs de compétences et d’expérience.

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