Comment l’intelligence artificielle influence l’avenir du travail ?

CMS header image

Le monde du travail est en pleine évolution. Si la pandémie de covid-19 a forcé les entreprises à s’adapter et se réinventer très vite dans un monde incertain, ce n’est qu’une des briques de cette grande transformation en cours. Avec le digital, on travaille désormais plus rapidement. De nouvelles offres et de nouveaux services naissent et meurent tous les ans et le rythme ne cesse de s’accélérer. D’un côté, cela peut être très excitant si on y est bien préparé. Mais de l’autre, cela impose aussi de réapprendre à apprendre, de savoir se réinventer constamment et de pouvoir s’adapter à ces nouvelles règles. Avec l’automatisation et l’intelligence artificielle (IA) qui s’imposent dans les entreprises, l’avenir du travail pourrait être bien différent de celui que l’on connaît aujourd’hui.

Intelligence artificielle : retour aux fondamentaux

L’IA fut pendant longtemps considérée comme une technologie capable d’automatiser des tâches à faible valeur ajoutée. Mais ce n’est plus le cas. Pour chercher des informations, analyser des données, recueillir des contenus et trouver des corrélations entre différentes variables, l’IA est imbattable. Elle travaille 365 jours par an et vingt-quatre heures sur vingt-quatre, et est derrière Amazon, Netflix, mais aussi Office 365, Oracle, Adobe et beaucoup de solutions professionnelles. 

L’IA dispose d’un potentiel de transformation des entreprises considérable. Elle intervient déjà dans de nombreux processus pour personnaliser les recommandations de produits, trouver des anomalies ou des défauts dans une ligne de production, identifier des transactions frauduleuses, etc. Et avec le développement du Natural Language Processing (NLP) au sein des assistants vocaux, l’IA saura interagir et comprendre le langage humain tel qu’il est parlé. Les Siri, Google Assistant et autres Alexa en donnent déjà un aperçu très imparfait. 

Un potentiel de transformation grandissant

Selon une étude de Smartsheet, plus de 40 % des travailleurs consacrent au moins un quart de leur semaine de travail à des tâches manuelles et répétitives, dont la gestion des e-mails, la collecte et la saisie de données. Autant de tâches qui peuvent être réalisables par des outils ou des logiciels de manière beaucoup plus efficace. Le site web « will robots take my job ​» a ainsi modélisé les chances que votre emploi soit remplaçable par des machines, robots, ou IA. Un comptable a ainsi 94% de chance de se faire remplacer. Un vendeur en magasin, c’est 92%. À l’inverse un responsable des ressources humaines, c’est 0.6%.

Une autre étude de McKinsey soulignait que près de la moitié des activités (et non des emplois) exercées par les travailleurs pourraient être automatisées. Ainsi presque toutes les professions seront touchées par l’automatisation et l’intelligence artificielle, mais seulement environ 5 % des professions pourraient être entièrement automatisées par les technologies actuellement démontrées. Cela signifie que la plupart des salariés – des soudeurs aux courtiers financiers – travailleront aux côtés de machines qui évoluent rapidement. La conclusion de l’étude est implacable : la nature de ces professions va probablement changer en conséquence, et il faut s’adapter vite.

Comment naviguer dans un monde du travail gouverné par l'IA ?

Il est temps de donner un nouveau rôle aux managers. Le but n’est pas de chercher à supplanter l’IA, mais à apprendre à travailler avec. De nouveaux métiers ont émergé ces dernières années comme le Chief Data Officer, qui gère l’ensemble des flux et des usages qui se construisent derrière la collecte des données, l’Architecte Big Data qui collecte des données brutes, organise leur stockage de manière sécurisée, et de structurer la business intelligence d’une entreprise, le Data Protection Officer qui s’assure que l’entreprise respecte la législation sur les données, ou encore le Data Analyst qui donne du sens aux données collectées pour prendre la bonne décision au bon moment.

Le futur appartiendra alors aux managers capables d’être là où les robots ne peuvent pas être. C’est-à-dire comprendre les sentiments, encadrer, créer et entretenir une culture de travail, évaluer les performances de l’équipe, assurer la supervision et la direction, faire preuve de discernement et d’intelligence émotionnelle. Pour y parvenir, il est indispensable de travailler sur ses soft-skills. Ce sont les qualités humaines qui sont liées au savoir-être et qui feront la différence dans le monde du travail de demain.

L’intelligence artificielle n’est ni un enfer ni un paradis pour le monde du travail. C’est simplement un nouveau paradigme avec lequel il faut apprendre à vivre. Et pour cela, la formation et l’éducation constituent les meilleurs leviers. Plus vous pourrez apprendre de nouvelles choses, rebondir, vous reconvertir, pivoter pour expérimenter autre chose, et développer vos compétences dans une multitude de secteurs, plus vous pourrez naviguer avec aisance dans n’importe quel contexte, intelligence artificielle ou non, pandémie mondiale ou non.