Entretien avec Louis Duroulle, l’expert social media du MBAMCI

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Louis Duroulle est l’expert social media de l’équipe pédagogique du MBA Marketing digital MBAMCI de l’Institut Léonard de Vinci. Une formation qu’il connaît bien en tant qu’ancien étudiant (promotion Full Time 2015-2016). Il accompagne entreprises et dirigeants dans leurs stratégies de communication sur les réseaux sociaux, et partage volontiers avec les étudiants du MBAMCI son expérience des grandes institutions (ministères), des agences (TBWA, Havas) et de l’entrepreneuriat. Entretien #InsideILV

Il y a 5 ans, tu étais un étudiant du MBAMCI. Quel souvenir en gardes-tu ?

Je suis très attaché au MBAMCI car il m’a aidé à me transformer. J’arrivais au bout d’un premier cycle professionnel de 5 ans dans la communication publique et je ressentais le besoin d’acquérir de nouvelles compétences, en particulier sur les réseaux sociaux qui étaient en pleine explosion. Je me souviens qu’au tout début de la formation, Alexandre Stopnicki, Directeur du #MBAMCI, nous avait prévenus que ça allait passer très vite, que ça serait à la fois intense, fatigant et excitant, et qu’à la fin, si nous avions tous joué le jeu, ce serait le début de nouvelles aventures. Et c’est exactement le souvenir que j’en garde.

Pourquoi as-tu choisi de te spécialiser dans la e-réputation des entreprises et des dirigeants ?

J’ai eu le déclic lors d’une masterclass du Master Marketing Digital MBAMCI animée par David Sourenian, qui était à l’époque responsable de l’analyse marketing chez Twitter France. Il nous montrait l’évolution des conversations autour de tendances sociétales et conso, ainsi que le positionnement de certaines marques au sein de ces tendances. Si les marques ont très tôt pris conscience de l’importance de soigner leur e-réputation, par exemple en mettant en place le SAV directement depuis leurs réseaux sociaux, elles l’ont abordé par le seul prisme du risque réputationnel, alors que les réseaux sociaux sont avant tout une formidable opportunité de réinventer sa communication, en interne et en externe.

Comment as-tu été amené à intervenir au sein du MBAMCI ?

Nous étions restés en contact avec Alexandre Stopnicki qui, en avril 2018, organisait la première learning expedition de l’histoire du MBAMCI à San Francisco. Quelques places étaient ouvertes aux anciens élèves et j’ai évidemment sauté sur l’occasion. Ce séjour inspirant au cœur de la Silicon Valley nous a donné envie de travailler ensemble. Alexandre m’a proposé de concevoir et d’animer un cours pour le Master Marketing Digital pour me tester, j’y ai pris beaucoup de plaisir et les retours des étudiants ont été très bons. C’est ainsi que je suis passé de l’autre côté du miroir si je puis dire.

Le MBAMCI est une formation exigeante. Quel est le premier conseil que tu donnes aux étudiants ?

Pour avoir été à leur place il n’y a pas si longtemps, je leur en donne deux. Tout d’abord, je leur dit de ne pas avoir peur d’essayer, de se tromper et de recommencer, autant de fois qu’il faudra pour apprendre. C’est le principe même du “Test & Learn”. C’est facile à dire mais difficile à appliquer car c’est un vrai travail sur soi-même, qui parfois passe par une phase de déconstruction. Ensuite, je leur conseille de se méfier du mot “stratégie” employé à toutes les sauces. Par exemple, avant de prétendre concevoir une stratégie Social Media, il faut d’abord faire l’effort de comprendre le fonctionnement des plateformes et d’accepter de mettre les mains dans le cambouis. Et ça tombe bien, parce que le cambouis ne manque pas au MBAMCI, il faut qu’ils en profitent !

Et à ceux qui souhaitent faire des réseaux sociaux leur métier ?

Qu’ils font un excellent choix, il y a d’énormes besoins : toutes les entreprises et institutions que je connais ont recruté au moins un community manager dans les 6 derniers mois, sans parler des agences. Et ce n’est pas prêt de s’arrêter parce que les réseaux sociaux deviennent prépondérants dans la majorité des stratégies de communication et marketingCommunity manager, social media manager, social media strategist, social media analyst, consultant/e social media, social listening, e-réputation, e-influence… les métiers autour des réseaux sociaux sont aussi variés que nombreux, et la bonne nouvelle c’est qu’il y a de la place pour tout le monde.

Les réseaux sociaux occupent une place importante dans le MBAMCI, peux-tu nous expliquer en quoi ?

Je parlais précédemment de l’importance de “mettre les mains dans le cambouis” pour apprendre. L’activité sur les réseaux sociaux en fait partie et chaque étudiant est encouragé à construire puis animer sa propre stratégie éditoriale pendant la formation. Les contenus ne manquent pas entre les articles de blogs à rédiger, les infographies à réaliser, les vidéos à monter, les épisodes de podcast à enregistrer, les live-tweets de conférences, etc. C’est aussi une question de crédibilité professionnelle pour les étudiants, et j’ai presque envie de dire que c’est devenu une nécessité pour tout futur professionnel de la communication et du marketing digital.

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