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La smart city : définition, chiffres et évolution en France

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La smart city est un enjeu important dans la plupart des pays. C’est une réponse à un modèle d’urbanisme hérité des trente glorieuses où l’économie linéaire était la règle et où l’étalement urbain semblait la norme. Aujourd’hui, il est temps de repenser la ville, d’améliorer l’interconnectivité des flux de données, de limiter le temps perdu dans les transports, de réduire notre empreinte écologique et de favoriser une mixité sociale pour davantage d’inclusivité. Les objectifs sont ambitieux et soulignent le changement de paradigme. Retour sur la smart city pour tout savoir à son sujet.

Qu'est-ce qu'une smart city ?

Il est difficile d’établir une définition qui fait consensus, mais généralement, on qualifie la smart city d’espace urbain construit pour être connecté et intelligent, grâce à l’analyse des nombreuses données dont on peut disposer. La smart city est aussi une ville pensée pour être respectueuse de l’environnement et plus juste socialement, afin de valoriser le vivre ensemble. Si on parle de smart city, il faut toutefois préciser que ce concept peut s’appliquer à un simple immeuble, un quartier, un village ou une agglomération.

Si le concept est radicalement différent de ce que l’on connaît jusque là, une smart city n’implique pas forcément de raser des bâtiments pour reconstruire des quartiers entiers. On peut transformer un immeuble ou des habitations lors de travaux de rénovation, de réhabilitation ou de reconstruction. Certaines approches sont d’ailleurs non destructives et se basent sur la collecte, l’échange et la collecte de données.

En général, la smart city se caractérise par :

  • Une nouvelle mobilité, pour créer des transports durables et interconnectés, diminuer leur empreinte environnementale et fluidifier la circulation.
  • Une meilleure conscience environnementale pour mieux traiter la gestion des déchets, développer les énergies non fossiles, développer les espaces verts et réduire l’empreinte carbone.
  • Un développement local intelligent pour encourager l’innovation, la recherche et la formation, accueillir de nouvelles entreprises et développer l’attractivité territoriale.
  • Une gouvernance partagée pour un contrôle sur les données échangées, pour inventer une nouvelle démocratie locale et inciter les habitants à s’impliquer afin d’améliorer leur quotidien.
  • Une plus grande cohésion sociale pour faciliter les déplacements et la complémentarité des lieux de vie de travail, d’éducation et de culture.

Pour y parvenir, il est nécessaire de collecter des données à travers de nombreuses options, comme des capteurs individuels, des objets connectés, des informations issues d’applications mobiles, ou encore la participation à un système de partage participatif. Une fois anonymisées, ces données pourront être exploitées pour créer des algorithmes susceptibles de nourrir des systèmes d’intelligence artificielle afin d’améliorer les services reçus par les habitants. Ces informations permettent aussi de prendre les bonnes décisions pour changer et adapter l’environnement de manière presque continue.

Smart city : les chiffres clés

Aujourd’hui en France, 25 communes, métropoles et communautés d’agglomération développent des services intelligents et sont qualifiées par les pouvoirs publics de smart cities. Il est d’ailleurs intéressant de constater que la grande majorité fait moins de 250 000 habitants (23 sur 25). La preuve, s’il en est, qu’il n’y a pas besoin d’être une grande métropole pour être une smart city. Toutefois, la plupart des projets sont encore embryonnaires pour la plupart d’entre-elles.

Deux tiers de ces smart cities se sont lancées dans la collecte et le partage de données ouvertes (open data) pour mettre leurs informations à la disposition de tous. Une bonne pratique pour contribuer à accélérer le développement de nouvelles applications.

Les collectivités locales pourraient économiser 9,2 milliards d’euros par an grâce aux smart cities dans un délai de 5 à 10 ans.

Pour en savoir plus sur les chiffres clés de la smart city, le cabinet Roland Berger a publié une étude sur « Les smart cities à la française » d’où proviennent ces chiffres clés.

Évolution des smart cities en France

Si la ville 100% intelligente tient davantage du mythe que de la réalité, certaines communautés ont déjà lancé et activé de nombreux projets :

  • Dijon : la ville vise à centraliser la gestion de son espace public. Cela signifie que l’éclairage, les feux rouges, la distribution d’eau et les bennes à ordure seront pilotés à distance et en temps réel avec un objectif annoncé de 65 % d’économie d’énergie d’ici à 2030.
  • Lille : la métropole développe un campus universitaire intelligent où des capteurs ont été disposés sur les réseaux d’eau, d’assainissement et de chauffage. Indispensable pour mieux réguler l’énergie, faire des économies et réagir en cas de panne, d’alertes ou de fuites. Au total, on anticipe 20 à 30 % d’économies sur la consommation finale du campus.
  • Lyon : classée 1re ville intelligente de France par le Parlement européen, elle est impliquée dans le développement des smart grids, et construit des écoquartiers et bâtiments à énergie positive.

La smart city est un enjeu important, car il touche tout le monde : habitants, élus, entreprises privées, collectivités publiques, etc. C’est un sujet qui structure notre environnement et qui offre de nouvelles perspectives d’avenir où la technologie devient utile au service de notre société.