métier d'acheteur, transformation digitale

60% des directeurs achats veulent mener un programme de digitalisation complet, mais seuls 16% en ont une vision claire et une feuille de route précise. Un paradoxe souligné par l’étude Procurement 4.0 menée par PwC, qui illustre bien à quel point la digitalisation d’une fonction n’est jamais une chose facile. Pourtant, les résultats attendus sont clairs : des processus plus rapides, des collaborateurs plus engagés et un gain global d’efficience. Alors que les achats représentent généralement le plus gros poste de dépenses de l’entreprise, ils sont aussi des acteurs de la transformation digitale des organisations. Le métier d’acheteur, un métier en pleine évolution…

Une digitalisation attendue par les nouvelles générations

La génération Y occupe à présent de nombreuses responsabilités en entreprise et la Z arrive sur le marché du travail. Deux générations qui ont grandi avec Internet et pour qui la mobilité, les nouvelles technologies et les innovations de rupture font partie du quotidien. Les achats n’échappent pas à la règle. Le secteur est en pleine mutation et l’intelligence artificielle, le smart data et l’automatisation sont des leviers de développement qui sont sur toutes les lèvres. Une normalité générationnelle qui fait partie du quotidien de tous les professionnels.
Que ce soit du côté acheteur ou du côté vendeur, l’expérience doit être fluide et sans friction. Du sourcing au paiement, en passant par le suivi d’un contrat ou la gestion logistique, tout doit être documenté, suivi en temps réel et accessible sur tous les terminaux et à tout moment. Une culture de la data qui fait évoluer les services achats vers davantage d’agilité.

Les enjeux de la digitalisation des achats

La digitalisation des achats implique de nombreux défis susceptibles de faire évoluer les missions des salariés. Quelques exemples :

La gestion des appels d’offres : email, bases de données locales, fichiers Excel, voire documents papier ou catalogue de produits dans certains cas… lors d’un appel d’offres, les acheteurs reçoivent une grande quantité d’informations dans des formats et des gabarits très différents. S’y retrouver nécessite d’organiser les données de manière claire. Et le meilleur moyen d’y parvenir passe par la dématérialisation et la centralisation des appels d’offres au sein d’une plateforme commune où les fournisseurs sont référencés. Un changement de paradigme important pour les collaborateurs des services achats.

Le pilotage de la performance : KPI, tableaux de bord, analyse en temps réel, scoring fournisseur… l’acheteur utilise sa plateforme digitale pour piloter son activité avec un maximum d’efficacité. Les tâches à faible valeur ajoutée sont automatisées et les acheteurs peuvent assumer un rôle de coordination globale qui facilite les transactions internes et les prises de décision.

La gestion des données fournisseurs : les acheteurs passent beaucoup de temps à gérer des centaines ou des milliers de fournisseurs. Or, l’information est très souvent dispersée, peu normalisée et n’apporte presque aucune valeur ajoutée. Pire : cela contribue à renforcer les silos en place conduisant à une perte de temps et d’argent. Entre sourcing de mauvaise qualité, facture en double et manque de communication, des données fournisseurs de mauvaise qualité constituent un frein pour les acheteurs. Et c’est justement là que la digitalisation peut changer la donne grâce au développement d’un SIM.

Le SIM, un levier de transformation pour les acheteurs

SIM signifie Supplier Information Management. C’est un système de gestion des données fournisseurs (généralement un logiciel en mode SaaS) qui centralise les informations et toutes les données utiles pour le service des achats. Le SIM rend les données intelligibles. Ces dernières sont centralisées, sécurisées et de nombreux rapports et analyses facilitent la prise de décision. Symbole de la digitalisation des acheteurs, le SIM accélère des méthodes de travail et remplace les usages anciens pour un outil connecté et performant qui peut se déployer dans toutes les organisations :

  • Interface avec des outils de gestion : ERP, bases de données locales, outil de comptabilité, fichiers Excel, CRM… le SIM peut travailler avec tous les outils existants. L’information est fluide et circule facilement entre tous les services, des achats à la comptabilité en passant par la production et le marketing.
  • Nettoyage des données : vos fournisseurs peuvent fusionner, faire faillite, changer de propriétaire, de nom ou d’adresse, et ces changements ont un impact direct sur vos données fournisseurs. Grâce au SIM, vos équipes peuvent nettoyer, corriger et mettre à jour ces données en quelques clics. Le SIM devient un outil d’intelligence collective qui évite les erreurs, les doublons, et le besoin de faire des multiples corrections et mises à jour.
  • Efficacité du sourcing : choisir un bon fournisseur est un enjeu stratégique, mais faut-il miser sur les prix ? Sur l’expérience ? Sur la réputation ? Le SIM prend en compte de multiples variables pour faire les bons choix. Chaque fournisseur est scoré et des filtres complexes permettent de trouver celui qui correspond à un besoin en particulier.

Face aux évolutions technologiques, le rôle de l’acheteur se transforme. Il peut gagner du temps sur la gestion des projets grâce à une meilleure organisation des données à sa disposition. Le risque fournisseur est mieux maîtrisé et le sourcing plus fluide. Il peut désormais avoir un vrai rôle de conseiller au sein de l’entreprise pour optimiser les processus logistiques et faciliter la production.

Découvrez notre MBA spécialisé Manager des achats ou Contactez-nous !