RSE

Face à l’urgence écologique et aux nouveaux enjeux de société, les entreprises ont également un rôle à jouer. C’est d’ailleurs souvent au sein des services achat que cette stratégie se développe grâce à l’application de normes strictes en matière de responsabilité sociétale des entreprises (RSE).
La commission européenne définit la RSE comme étant « un concept qui désigne l’intégration volontaire par les entreprises de préoccupations sociales et environnementales à leurs activités commerciales et leurs relations avec leurs parties prenantes ». Le cadre est donc vaste, mais ses piliers sont clairement identifiés : social, environnement et économie. Et en la matière, les achats sont un acteur incontournable de la RSE dans les entreprises. Exemples avec 5 changements qui impactent le métier d’acheteur.

Des achats durables

Le simple facteur économique n’est plus suffisant pour les acheteurs. Il faut aller plus loin pour muter vers des achats qui soient durables. C’est-à-dire des achats qui préservent concomitamment les intérêts économiques de l’entreprise, et l’intérêt environnemental, social et économique de l’ensemble des parties intéressées.
Des achats durables représentent un moyen efficace d’intégrer les différents aspects du développement durable dans son sourcing et ses décisions d’achats. Avant chaque décision, l’acheteur doit donc se demander comment le produit qu’il commande est fait, d’où il vient, dans quelles conditions est-il produit ou fabriqué, etc. De nombreuses entreprises ont d’ailleurs décliné des chartes de qualité pour des achats durables, en lien avec une politique de RSE utile et pertinente.

La recherche de produits ou services à plus-value environnementale

En plus d’être durables, les achats doivent aussi être responsables. Le but est que la politique des achats soit alignée avec les valeurs de l’entreprise. Or, à l’époque où l’écologie et l’environnement représentent des sujets de préoccupations majeures, il est important que la recherche de produits ou de services soit à plus-value environnementale. Cela signifie limiter l’impact sur l’environnement, optimiser les moyens de transport, favoriser les initiatives peu polluantes et compenser l’impact carbone.
C’est pourquoi on assiste aussi à une réémergence des circuits courts et de la fabrication locale. En plus de limiter l’impact sur l’environnement, cela permet aussi de réduire l’empreinte écologique. Pour les acheteurs, cela nécessite donc plus de travail pour trouver les bons relais de croissance et se constituer un réseau de fournisseurs de confiance.

La mobilisation de toutes les parties prenantes de la chaîne de valeur

Les acheteurs ne sont pas les seuls acteurs impliqués dans la chaîne de valeur de RSE. Les prescripteurs, les intermédiaires et les fournisseurs ont également un rôle à jouer dans les préoccupations liées aux questions sociales et sociétales. Mobiliser toutes ses parties prenantes est toutefois quelque chose qui prend du temps et qui nécessite l’appui et le soutien de la direction générale.
Pour y parvenir, il faut donc transférer une partie de la responsabilité sur ses sous-traitants et fournisseurs et assurer des procédures de contrôle particulières. Le fournisseur devient alors un maillon de la chaîne RSE de l’entreprise.

L’intégration de critères environnementaux dans les appels d’offres

Les appels d’offres ne sont pas uniquement réservés aux entreprises ou aux organisations publiques ou parapubliques. Les entreprises privées sollicitent également des fournisseurs dans le cadre de projets importants. C’est pourquoi la politique de RSE doit aussi être contractualisée dans les appels d’offres afin que les fournisseurs qui souhaitent y répondre puissent s’engager sur des éléments concrets.
Trouver les bons critères environnementaux est un travail pluridisciplinaire qui intègre notamment le service des achats. Production locale, compensation carbone, énergie verte… chaque critère doit être identifié et scoré de manière claire afin de pouvoir comparer les engagements des fournisseurs.

La vérification sur place des engagements en matière de RSE

Prendre des engagements est une chose, mais comment savoir si ces derniers sont réels ? Plutôt que d’avoir Élise Lucet qui débarque dans votre entreprise pour vous demander des comptes, il vaut mieux anticiper !
En tant que client, rien ne vous empêche de vérifier la véracité des déclarations faites par vos fournisseurs, ou de demander à un organisme indépendant de le faire pour vous, en particulier s’ils sont à l’étranger. Un acheteur ne doit pas uniquement faire confiance. Il doit aussi prouver qu’il a pris toutes les dispositions nécessaires pour s’assurer de la bonne foi de ses interlocuteurs.

La responsabilité sociétale des entreprises est un levier majeur de développement et un outil de communication efficace s’il est bien manié. Les acheteurs sont généralement en première ligne pour les questions environnementales, mais il existe bien d’autres sujets qui doivent aussi se gérer dans les autres services et au niveau de la direction générale, comme l’inclusivité, les conditions de travail, la diversité, la fabrication de produits respectueux de l’environnement, l’ouverture au dialogue et la lutte contre la corruption.

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