Tout savoir sur la journée internationale des droits de l’enfant

CMS header image

Parmi les journées thématiques internationales, celle des droits de l’enfant est, sans nul doute, l’une des plus importantes. Ayant pour objectif d’attirer l’attention du grand public sur des sujets d’importance, ces journées servent aussi à créer et à mettre en place des actions concrètes ayant un impact sur notre société. Les droits de l’enfant constituent ainsi un sujet vaste et critique dont la plupart des grands acteurs économiques, politiques et associatifs peuvent s’emparer. De l’éducation à la sécurité, en passant par les soins médicaux et le simple fait de grandir dans les meilleures conditions possible, les droits de l’enfant constituent un thème rassembleur. Mais encore faut-il pouvoir s’impliquer pour le faire savoir.

La Journée mondiale de l’enfance : un processus à plusieurs étapes

C’est en 1954 que la Journée mondiale de l’enfance a été créée. Elle est célébrée chaque année le 20 novembre. Le but est de promouvoir le respect et les droits des enfants. Cinq années plus tard, c’est le 20 novembre 1959 que l’Assemblée des Nations Unies a adopté la Déclaration des droits de l’enfant. En 1989, ce sera ensuite au tour de la Convention relative aux droits de l’enfant. C’est d’ailleurs le traité relatif aux droits de l’homme le plus largement ratifié de l’Histoire.

La Journée mondiale de l’enfance offre à chacun et chacune d’entre nous une occasion unique de sensibiliser le public aux droits de l’enfant, de promouvoir et de mettre en lumière ceux-ci, mais aussi de transformer cette date en actes concrets en faveur des enfants partout dans le monde.

Une date importante pour des enjeux qui nous touchent tous

En 2019, les droits de l’enfant fêtent donc leurs 30 ans. Une date d’importance pour un sujet qui ne l’est pas moins. Si de nombreuses organisations, associations, entreprises et communautés locales profitent de cette date pour organiser des ateliers de sensibilisation, proposer des sessions d’éducation pour les professionnels, parents, personnels enseignants et sociaux, d’autres soulignent les défis qui ne sont pas tous réglés. Ainsi, la ligue des droits de l’homme confirme que « à Paris, chaque soir, 700 enfants en famille sollicitent le 115 sans obtenir d’hébergement et vivent à la rue ou dans des habitats précaires. La situation est également dramatique en Seine-Saint-Denis avec chaque jour 160 enfants sans solution et plus de 5000 enfants hébergés à l’hôtel, dont la moitié ont moins de 3 ans. » 

La situation des enfants dans le monde a globalement évolué favorablement depuis 1990. L’UNICEF précise que plus de 50 % d’enfants de moins de 5 ans en moins sont décédés depuis 1990, que le nombre d’enfants souffrant de dénutrition a diminué de moitié, et que 2,6 milliards d’enfants en plus jouissent d’une eau potable de meilleure qualité. Toutefois, il ne faut pas oublier que 262 millions d’enfants et de jeunes sont déscolarisés, que 650 millions de filles et de femmes ont été mariées avant leur 18e anniversaire et qu’un enfant sur quatre vivra dans une région disposant de ressources en eau extrêmement limitées d’ici à 2040.

En France, la situation n’est pas simple non plus avec un million d’enfants pauvres, 240 000 enfants placés ou pris en charge, 85 000 sont touchés par le saturnisme, et 150 000 filles et garçons quittent chaque année le système scolaire sans aucune perspective d’avenir.

Des initiatives qui fleurissent pour améliorer le sort des enfants

La journée internationale des droits de l’enfant est un sujet qui rassemble. C’est pourquoi de nombreux acteurs institutionnels, associatifs et économiques s’engagent pour continuer le combat en faveur des droits de l’enfant. Quelques exemples qui ne se déroulent pas uniquement le 20 novembre :

  • Rassemblement pour le droit des mineurs isolés étrangers.
  • Conférence pour aider les parents en difficulté.
  • Obligation de la scolarisation dès 3 ans.
  • Mobilisation pour aider les enfants handicapés à aller à l’école.
  • Création d’un plan contre la grande pauvreté.
  • Garantie du paiement par la CAF des pensions alimentaires dues pour les enfants.
  • Condamnation du recours aux châtiments corporels.
  • Promotion de l’éducation sans violence.
  • Confirmation du droit de l’enfant devenu adulte à accéder à la connaissance de ses origines.

La journée internationale sur les droits de l’enfant n’est donc pas que symbolique. C’est aussi un moment pour faire le point sur les réalités vécues par celles et ceux qui sont parfois oubliés par les services de l’État comme les migrants, les enfants malades et handicapés et ceux en situation de détresse et de précarité. Si d’indéniables progrès ont été réalisés, il n’empêche que les travailleurs sociaux, les soignants, les enseignants et les professionnels de l’enfance restent encore en première ligne pour accompagner, soigner et aider les futures générations.